Commissariat aux langues officielles du Canada
À PROPOS DU MEMBRE
Kelly Burke devient la huitième commissaire aux langues officielles du Canada le 30 mars 2026.
Forte de ses racines francophones et anglophones à Cornwall, en Ontario, Kelly Burke incarne profondément la dualité linguistique canadienne qu’elle s’emploie à protéger et à faire rayonner depuis le début de sa carrière.
Titulaire d’un baccalauréat ès arts et d’un baccalauréat en éducation de l’Université Queen’s, d’un baccalauréat en droit de l’Université d’Ottawa et d’une maîtrise en droit de l’Université York, où elle s’est spécialisée en droit du travail et en modes alternatifs de règlement des différends, Mme Burke est membre du Barreau de l’Ontario depuis 1996. Son parcours allie rigueur juridique, leadership stratégique et engagement indéfectible envers les droits linguistiques.
Elle amorce sa carrière comme enseignante en immersion française, un rôle qui façonne sa compréhension intime des réalités linguistiques du pays. Depuis, elle consacre son expertise à la promotion du français, à l’épanouissement des communautés en situation minoritaire et au renforcement du régime linguistique canadien.
Juriste et administratrice bilingue chevronnée, Mme Burke cumule plus de vingt-cinq ans d’expérience au sein de la fonction publique ontarienne. À Toronto, elle occupe plusieurs postes de cadre supérieure au ministère du Procureur général, où elle conseille le gouvernement en matière d’emploi, de gouvernance et de services en français. Elle y met également sur pied des programmes de formation continue pour juristes afin d’améliorer l’accès à la justice en français.
De 2014 à 2019, Mme Burke a été sous-ministre adjointe et cheffe de la direction au ministère des Affaires francophones, où elle a coprésidé la Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne en contribuant à renforcer la collaboration intergouvernementale en matière de langues officielles. De 2019 à 2020, elle a occupé le rôle de sous-ministre adjointe au ministère des Collèges et Universités.
De 2020 à 2023, Mme Burke est Commissaire aux services en français de l’Ontario. Elle y veille à la protection et à la promotion des droits linguistiques des francophones de la province, tout en jouant un rôle actif sur la scène mondiale comme vice‑présidente de l’Association internationale des commissaires linguistiques.
Reconnue pour sa vision stratégique, son sens du dialogue et son engagement envers un Canada véritablement bilingue, Mme Burke aborde son mandat avec la volonté de moderniser le régime linguistique, de renforcer la confiance du public et de faire des langues officielles un levier d’unité, d’équité et de vitalité pour toutes les générations.
Renseignements supplémentaires sur le commissaire
AU SUJET DU BUREAU DU MEMBRE
Le Commissariat aux langues officielles appuie le commissaire aux langues officielles du Canada dans sa mission d’agent du Parlement, qui consiste à veiller à la réalisation des grands objectifs de la Loi sur les langues officielles :
- l’égalité du français et de l’anglais au sein des institutions fédérales;
- le maintien et l’épanouissement des communautés de langue officielle en situation minoritaire au Canada, soit les communautés d’expression anglaise au Québec et les communautés francophones et acadiennes à l’extérieur du Québec;
- l’égalité du français et de l’anglais dans la société canadienne en tenant compte de la diversité des régimes linguistiques provinciaux et territoriaux;
- favoriser l’avenir du français dans l’ensemble du Canada, y compris au Québec;
- préciser les obligations des institutions fédérales en matière de langues officielles.
Le commissaire a également pour mission d’assurer la reconnaissance des droits et le respect des obligations prévues à la Loi sur l’usage du français au sein des entreprises privées et de compétence fédérale, loi adoptée en 2023 qui entrera en vigueur à une date qui sera fixée par décret.
Pour ce faire, le Commissariat a recours à deux principaux champs d’activités qui vont de pair et se complètent : la conformité et la promotion.
FAITS SAILLANTS SUR LA SITUATION LINGUISTIQUE DANS CE PAYS/CETTE RÉGION
Le Canada que l’on connaît aujourd’hui compte deux langues officielles, le français et l’anglais, plus de 70 langues autochtones et plus de 200 langues immigrantes. Il s’est constitué sur les terres ancestrales des peuples autochtones (Premières Nations, Métis et Inuit), lesquelles ont été colonisées par les Français et les Britanniques à partir des XVIe et XVIIe siècles et sont devenues terre d’accueil pour l’immigration (surtout européenne et américaine jusqu’au milieu du XXe siècle, l’immigration est depuis de plus en plus diversifiée).
Au Canada, la reconnaissance progressive du français et de l’anglais comme langues officielles du pays a évolué sur une période d’un peu plus de 150 ans avec :
- l’adoption, au moment de la Confédération, de la Loi constitutionnelle de 1867, qui permettait l’usage du français ou de l’anglais dans les débats et qui prescrivait la rédaction de documents dans les deux langues au Parlement et dans les cours fédérales du Canada ainsi que dans le parlement et les cours provinciales du Québec;
- l’adoption, au palier fédéral, de la première Loi sur les langues officielles (la Loi) en 1969, laquelle reconnaissait l’égalité de statut, de droits et de privilèges des langues officielles au Parlement et au gouvernement du Canada, particulièrement en ce qui a trait aux communications et services fédéraux, et créait le poste de commissaire aux langues officielles;
- la révision de la Loi en 1988, notamment par l’élargissement de la portée en matière de langue de travail et de participation des francophones et des anglophones au sein de la fonction publique fédérale ainsi que par l’ajout de l’engagement du gouvernement à favoriser le développement des communautés de langue officielle en situation minoritaire et à promouvoir l’usage du français et de l’anglais dans la société canadienne;
- l’adoption d’une version modernisée de la Loi en juin 2023 avec comme objectif l’atteinte d’une égalité réelle du français et de l’anglais par la promotion et la protection du français pour relever les défis du XXIe siècle. S’y trouvent aussi une reconnaissance du déclin du poids démographique des minorités francophones (à l’extérieur du Québec) et l’engagement du gouvernement à le renverser.
Au Recensement de 2021, pour ce qui est de la première langue officielle parlée parmi la population :
- dans l’ensemble du Canada : 76,1 % des répondants ont indiqué l’anglais, et 22,0 %, le français;
- au Québec : 84,1 % des répondants ont indiqué le français, et 14,9 %, l’anglais;
- au Canada, sauf le Québec : près de 94,4 % des répondants ont indiqué l’anglais, et 3,5 %, le français.
Le Commissariat fait également état des questions liées aux langues officielles au Canada dans ses divers produits, dont ses publications (rapports annuels, études, autres rapports, vérifications, etc.), ses outils et ressources (infographies, tableaux de données de recensement sur les langues, guides, meilleures pratiques et autres) ainsi que ses communiqués de presse, discours, articles et lettres d’opinion.



